Dijon : l'éclairage public au cœur de la ville intelligente

Dans l'est de la France, Dijon s'efforce de renforcer son statut de ville intelligente en impliquant ses voisins. La ville française joint ses forces à celles des localités environnantes pour se lancer dans un projet informatique de 105 millions d'euros qui améliorera son fonctionnement, tout en permettant la réalisation d'économies sur l'éclairage public, la gestion du trafic et la sécurité publique. En collaboration avec Citelum (EDF) ainsi que d'importantes sociétés françaises telles que Bouygues, Suez ou Capgemini, la ville prévoit de connecter les services comme l'éclairage, via les données ouvertes et des applications urbaines intelligentes, en réalisant au passage jusqu'à 65 % d'économie sur le coût de l'éclairage public. Examinons de plus près ce qui sous-tend ce projet sur 12 ans, et de quelle façon celui-ci affectera durablement les technologies mises en œuvre par la ville, ainsi que ses infrastructures.— Philippe Leonard


Dynamique de la transformation dijonnaise

Dijon Métropole s'étend tout autour de la ville de Dijon et concentre 24 villes et villages avec une population totale de 256 000 habitants. À l'occasion de ce nouveau projet, les géants du bâtiment et des télécommunications se regroupent pour remettre au goût du jour les technologies de ces localités. Étape majeure du projet, le passage aux ampoules à LED concernera 34 000 luminaires publics et permettra de réduire de plus de la moitié le coût de l'éclairage public.

Grâce au système centralisé de gestion de Citelum, ces nouveaux luminaires seront non seulement moins gourmands en énergie, mais fonctionneront également selon le principe de l'Internet des objets (IdO/IoT), qui les connectera aux infrastructures de la ville, comme les feux de signalisation, les caméras de sécurité et les autobus.

« Sur cette plate-forme, les services publics de la ville auront accès aux informations sur l'intégralité des infrastructures de la municipalité, ce qui permettra d’établir des programmes d'intervention efficaces et d’informer ses partenaires sur l'avancée de leurs travaux », selon Citelum.

Via l'IdO, la ville pourra optimiser l'efficacité de ses équipements techniques, tels que ses feux de signalisation et son éclairage public, tout en veillant à leur maintenance et à leur bon fonctionnement. Ces objets recueilleront également des données dans un autre but : le développement d'applications urbaines intelligentes.

« Grâce aux données numériques générées par les installations publiques connectées, la métropole dijonnaise souhaite développer un projet unique de ville intelligente, en proposant à ses habitants de nouveaux services publics et une politique urbaine ouverte, à partir de données ouvertes », selon Suez.

Hormis ces applications, les habitants auront la possibilité de contacter directement les services publics depuis leur téléphone portable, afin de signaler les problèmes qu'ils rencontrent et d'obtenir une réponse rapide. Ce centre de contrôle ne représente que la première phase du programme, puisque la ville prévoit l'installation de balises géographiques sur 205 véhicules, ainsi que de balises radio sur 130 autres, qui mèneront graduellement à une « gestion connectée de l'espace public ». Cela permettra à la ville de mettre en place des pratiques intelligentes de priorisation du trafic et des rénovations, et favorisera les progrès et l'efficacité technologiques de Dijon et des localités avoisinantes.